Publié le jeudi 26 novembre 2009 à 01H00 - Vu 84 fois
Cœur d'Ardenne n'avait pas encore fait entendre sa voix dans le débat qui s'est ouvert après la disparition programmée de l'aérodrome de Belval. C'est désormais chose faite. Mardi soir, à l'issue d'un conseil communautaire qui ne comportait que des questions d'ordre technique, un vœu a été adopté demandant au président du conseil général « de surseoir à la destruction de cette infrastructure d'un intérêt départemental évident » et « d'étudier une alternative au tracé pressenti de la bretelle de raccordement à l'autoroute ».
Guy Ferreira, le maire de Villers-Semeuse, aurait préféré que les responsables de la communauté d'agglomération prennent rendez-vous avec le président du conseil général pour évoquer le sujet, « sachant qu'à ce jour, des études sont en cours et que rien n'est encore décidé ».
Alain Beaufey, le maire de Prix-lès-Mézières, a exprimé les mêmes réserves. « Nous n'avons aucune information objective sur l'état du dossier. Je souhaite moi aussi que nous ayons une rencontre avec le président du conseil général et je ne prendrai donc pas part au vote. »
« Le fait d'adopter ce vœu ne nous empêche pas de demander un rendez-vous », a répondu la présidente, Claudine Ledoux, tandis que son premier vice-président, Philippe Pailla, faisait valoir qu'il valait mieux alerter suffisamment tôt.
Mais le plus farouche défenseur de l'aérodrome fut bien sûr Marcel Troyon, élu de Warcq mais aussi président du Para-club, l'une des associations utilisatrices des installations de Belval.
Soumis au vote, le vœu a finalement été adopté avec six voix contre et deux refus de vote.
B.G.
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