Publié le lundi 16 mars 2009 à 01H00 - Vu 93 fois
Le vote d'une taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères a été la première mauvaise surprise de la mandature d'Adeline Hazan.
Cinq ans pour retrouver la confiance
AVEC un score presque identique à celui de Jean Taittinger (en mars 1965), la socialiste Adeline Hazan est parvenue le 16 mars 2008 à emporter haut la main l'élection municipale. Elle a réussi à séduire les bobos, une grande partie des électeurs du MoDem et à faire sortir jusqu'aux bureaux de vote un peu plus d'habitants des quartiers, séduits par la promesse faite de ne pas augmenter les impôts (1). Bien décidée à améliorer la qualité de vie des Rémois tout en redynamisant la ville et en favorisant son développement économique, l'élue s'est mise au travail, n'ignorant rien des atouts et des handicaps de la cité. N'en déplaise à la maire qui a gagné (en partie) l'élection en stigmatisant le manque de dynamisme de la ville, Adeline Hazan a tout de même hérité d'un cadre global que lui aurait envié beaucoup d'élus. Le TGV était déjà bien implanté dans le paysage champardennais, la décision de faire le tram était prise, le stade Delaune en voie d'achèvement, l'État avait déjà décidé de faire un gros effort pour la rénovation urbaine et les travaux de reconstruction du CHU (600 M€) étaient commencés. Restait les finances, un vrai casse-tête là pour le coup, surtout pour une équipe qui se faisait fort de ne pas augmenter la pression fiscale. Finances plombées Avec une dette de 328 M€ en 2007 contre 223 M€ en 2002, la Ville était condamnée en 2008 à réduire la voilure de ses charges de fonctionnement et le montant de ses investissements, au risque d'avoir épuisé son épargne brute d'ici 2013 et fait exploser à 58 ans sa capacité de désendettement. La faillite quoi ! Adoptant une politique de programmation pluriannuelle (il est prévu de n'investir que 290 M€ jusqu'en 2013), la Ville a décidé de limiter ses frais de fonctionnement, y compris ceux du personnel par le biais d'une réorganisation de l'organigramme de la Ville et de Reims métropole. Si l'intention était bonne, quelques décisions vite relayées par l'opposition allaient vite choquer : les adjoints se sont attribué une augmentation de 36 % de leurs indemnités et le budget communication est passé de 1 à 1,4 M€. Et crime de lèse-majesté, l'annonce que la maire avait refait son bureau pour la somme de 10.000 € allait faire causer beaucoup dans les chaumières. Une taxe qui fait mal Quelques mois auparavant déjà, considérant le budget de Reims métropole « qui allait poser de sérieux problèmes dès 2011 », la présidente de Reims métropole, largement suivie par ses collègues de l'agglo, décidait de mettre en place une taxe d'enlèvement des ordures ménagères qui jusque-là, depuis le mandat de Claude Lamblin (1977-1983) était intégrée (mais pour un tiers seulement) dans la taxe foncière. Dès cette année, la mesure coûtera en moyenne plus de 110 €/par an et par foyer. Adeline Hazan a beau répéter qu'il ne s'agit pas d'un impôt mais d'une taxe, la pilule est dure à avaler. Même si dans un double geste, la communauté d'agglomération a décidé de baisser de 10 % le prix de l'eau potable et de geler le prix du ticket de bus jusqu'à la mise en place du tramway. Déjà, les locataires qui reçoivent des 1/12e de taxe à payer sur leurs charges locatives pétitionnent. Qu'en sera-t-il des particuliers qui auront des 200 à 350 € à payer en une seule fois en fin d'année ? Si beaucoup de Rémois des quartiers populaires ont l'impression d'avoir été trahis, l'opposition a aussi dénoncé, ensuite, l'augmentation globale des charges de Reims métropole qu'elle a estimée à près de 13 %, charges payées à plus de 85 % par les contribuables rémois. Grève du personnel C'est dans ce contexte que les personnels de la Ville, de Reims métropole, de la Caisse des écoles et du CCAS, très dociles sous les mandats Falala/Schneiter, ont choisi de mettre la pression sur l'équipe municipale. Ils ont fait quatre jours de grève pour réclamer des augmentations pour la catégorie C. Et même si officiellement, au final le nombre des grévistes n'a été en moyenne que de 11,55 % (2) le mouvement a mobilisé bien plus d'agents dans les rues. Une grande première à Reims depuis 1968. Si la fièvre est un peu retombée côté personnel des collectivités, les Rémois qui commencent ou vont devoir payer la taxe sur les ordures ménagères ne décolèrent pas. Tout le travail de l'équipe du Nouveau Reims va être, par ses réalisations et ses futurs budgets, de faire oublier ce que les Rémois considèrent, eux, comme un impôt de plus à payer. Dossier réalisé par Alain Moyat (1) La taxe professionnelle avait augmenté de 20,55 % entre 2001 et 2006 et la taxe foncière de 30,41 % (2) N'ont pas été pris en compte, faute de données, les grévistes du CCAS et de la Caisse des écoles.
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« Impossible de tout faire en un an »
Pensez-vous avoir répondu à l'attente et aux espoirs de tous les Rémois durant cette première année de mandat ? Adeline Hazan.- « A l'entière attente de tous les Rémois, certainement pas. On ne peut pas faire en un an ce sur quoi on est engagé pour six ans. Je pense tout de suite à la rénovation des quartiers. Les gens ont été oubliés tellement longtemps, qu'ils sont impatients en prenant connaissance des différents projets qui vont être menés avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) en liaison avec les bailleurs. Un dossier dont l'enveloppe est passée de 185 à 468 M€. Eux qui vivent depuis longtemps dans la désespérance, comme dans le quartier des Épinettes, par exemple, voudraient tout, tout de suite. C'est pour que les gens débattent avec nous, soumettent leurs problèmes qu'on a mis aussi en place des conseils de quartiers. Je pense que, globalement, on commence à répondre aux attentes des Rémois, ceux qui ont voté pour moi et tous les autres. Reims est en train de changer. Je citerai l'ouverture gratuite au public du Parc de Champagne, l'animation de la place du Forum avec la scène dans les cryptoportiques, le marché aux livres mensuel, la patinoire en fin d'année. Une patinoire qui pourrait peut-être être installée ailleurs, dans un quartier, pourquoi pas fin 2009. Nous avons ouvert les écoles à 7 h 30, une mesure appréciée des familles. Nous allons ouvrir une crèche à Jean-Jacques Rousseau à la prochaine rentrée scolaire ». Projet urbain 2020 « Tous les mercredis, il y a des réunions concernant le projet urbain 2020 qui redessinera l'agglo et nous entraînera à réaménager notamment l'ancienne autoroute urbaine. Nous avons décidé de nous donner un peu plus de temps pour faire partager ce projet à la population. Les études définitives seront présentées en novembre lors d'un colloque, pour un choix qui n'interviendra qu'en mars 2010. Nous avons un projet sur le site Renault Pont de Vesle, qu'il nous faut finaliser vraiment avant d'en parler, mais qui comportera un espace logement, du tertiaire, un restaurant, etc. » Faire bouger l'économie « Pour nous, le développement économique est un axe majeur de notre mandat. Avec Invest in Reims et de nombreux élus, y compris hors de l'agglo, nous préparons des dossiers, réfléchissons sur le devenir de la BA 112. Les acteurs économiques et la mairie se reparlent normalement. Je peux dire sans me vanter que Reims métropole a contribué à débloquer le dossier Ikéa. Ce sont 150 à 200 emplois dès 2009 sur ce chantier. Sur le dossier tram, nous le suivons au quotidien. J'ai décidé de changer le mobilier urbain qui était prévu avec des abris tristounets. Le designer retravaille sur des couleurs plus flashys ». Friche culturelle dans la halle du Sernam « La cité des services publics, regroupant par souci d'efficacité et d'économie un grand nombre de services municipaux, se fera sur l'ancienne zone Sernam. Nous avons aussi désigné un chargé de mission pour voir dans quelles conditions on pourrait prévoir la friche culturelle dans l'ancienne halle du Sernam. On va demander ce que veulent les artistes. On ne veut pas quelque chose d'institutionnel mais plutôt du genre de ce qui se fait à Berlin pour les répétitions, la création etc. » Sciences Po : peut-être un campus « Nous sommes à l'origine de la venue de Sciences Po à Reims : 200 élèves à la rentrée, 200 autres en 2010 et autant en 2011. Nous postulons aussi pour que le second campus Sciences Po puisse être installé à Reims. Cela représente 1800 élèves, des jeunes qui favoriseront le commerce et l'animation ». Des choix « Oui, nous avons fait des choix et nous les assumons. À part les Rencontres internationales de télévision que les Rémois ne s'appropriaient pas et qui coûtaient 400.000 € et le Dark tour moto, coûteux aussi, nous n'avons rien supprimé. Nous voulons faire évoluer les choses, notamment avec un Festival Scène d'Europe ayant plus d'envergure. Nous avons décidé la rénovation des halles Boulingrin, pour lesquelles aucune décision n'avait encore été prise. Nous sommes en discussion aussi avec la Région, le conservateur et des associations pour le déménagement du musée des Beaux-Arts ». Égalité et discrimination « J'ai mis en place une délégation pour l'égalité homme-femme et le nouvel organigramme de la mairie, qui ne comptera plus que 4 directeurs généraux adjoints au lieu de 7, sera à parité. Pour la première fois d'ailleurs, la fête des femmes était célébrée en mairie. Enfin, la nomination d'une adjointe chargée de la lutte contre les discriminations est un signe fort, car s'il n'y a pas plus de discriminations à Reims qu'ailleurs, il y en a autant ici qu'ailleurs ». Quelle note vous attribueriez-vous sur 20, au terme de cette première année de mandat ? « J'espère que celle que me donneront les Rémois en 2014 sera bonne ». A.M.
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+ Les plus +
BILAN.- « Je suis aussi conseiller régional. Il nous a fallu une période de rodage d'un an pour la mise en place. Reims métropole est aussi un gros paquebot qui met du temps à prendre ses virages. En donnant plus de visibilité vers la population la plus fragilisée dans les domaines de l'emploi et du logement, nous allons dans le bon sens » (Michel Guillaudeau, élu PCF). CHARGES ESPACES VERTS ET VOIRIES.- La collectivité doit reprendre ces charges, mais rien n'est encore acté à ce jour. COMMERCE.- « Les relations sont au beau fixe, on se voit régulièrement. On prépare une charte pour harmoniser les terrasses pour l'été 2010. On prépare un projet de piste d'athlétisme place d'Erlon pour le 14 juillet, avant le meeting Lagardère » (François Clément, président des commerçants des Vitrines). ENDETTEMENT.- Pour 2008, la Ville ne devrait pas avoir augmenté son endettement, comme elle s'y était engagée. CONSEIL DE QUARTIERS.- Il y en a douze maintenant au lieu de huit. CONSTRUCTIONS DE LOGEMENTS.- Dans le cadre de la rénovation urbaine, il y a 1940 logements à démolir, 2420 à reconstruire et 2767 à rénover. DÉLÉGATION.- Nomination d'une élue chargée de l'égalité homme-femme et d'une autre chargée de la lutte contre les discriminations. ÉCONOMIE.- « On a appris à travailler ensemble. De grandes décisions devraient être prises prochainement » (François Cravoisier, président de la chambre de commerce). ECOLES.- Accueil dès à 7 h 30. ECOLOGIE.- Dans le cadre de l'Agenda 21, la Ville va louer 95.000 m2 d'espaces publics à des opérateurs pour produire de l'électricité. Gain : 300.000 € par an. HALLES BOULINGRIN.- Décision de faire les travaux de rénovation, d'un montant de 30 M€ dont 8 M€ financés par l'Etat. MÉDIATISATION.- Cérémonie « Au monument aux noirs » avec la venue de Rama Yade à l'occasion des festivités du 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale ; congrès du PS ; annonce d'un concours d'architectes international ; arrivée de Luis Fernandez au Stade de Reims. Avec ces événements, la Ville de Reims a obtenu beaucoup de retombées en presse nationale. MUSÉE DES BEAUX-ARTS.- Le projet de déménagement n'est pas voté mais il est dans les tuyaux. Des fouilles préventives pourraient démarrer dès la fin de l'année sur le futur site du Boulingrin. PARC DE CHAMPAGNE.- Ouverture gratuite à tous. PATINOIRE.- Mise en service d'une patinoire en extérieur durant les fêtes de Noël. PISCINES.- Toutes les piscines ouvertes l'été. SCIENCES PO.- À compter de la prochaine rentrée, 200 élèves viendront étudier à Reims. SOCIAL.- Application de la loi SRU, qui permet aux familles des 15.000 titulaires de la CMU de payer les transports publics à moitié prix. « La municipalité ne peut pas tout. Sa marge de manœuvre est limitée en matière de salaire du personnel » (Thomas Rose, Lutte ouvrière). TOURISME.- La Ville prépare deux semaines d'animations en ville à l'occasion du 100e anniversaire du meeting d'aviation à Bétheny. Vélos.- « Ça avance au niveau du discours et de la façon de discuter. Nos interlocuteurs sont moins farfelus que Jean-Louis Schneiter qui nous invitait à rouler sur les trottoirs ! » (Patrice Perret, président de Vel'oxygène). VIE NOCTURNE.- Élaboration d'une charte à sortir incessamment. URBANISME.- Lancement d'un concours international d'architecture et d'urbanisme, pour redessiner la ville à l'horizon 2020. Concertation avec la population avant de faire des choix en mars 2010.
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- Les moins -
COMMERCE.- Les commerçants du centre-ville voudraient avoir l'assurance qu'en 2010, le marché de Noël sera toujours soutenu par la Ville. CONSEILS DE QUARTIERS.- Ils ont été créés. Au bout d'un an, tous n'ont pas encore terminé de voter leur règlement intérieur ! Force est de constater que malgré les bonnes intentions, il y a toujours aussi peu de public aux réunions. ECOLE.- Hostile politiquement au service minimal d'accueil, la Ville a traîné des pieds, invoquant des questions de sécurité et de manque d'effectifs pour l'encadrement. Forcée, contrainte par la préfecture, elle a accepté le principe mais ne semble pas prête plus que cela de vouloir l'appliquer. ECONOMIE.- Beaucoup de projets dans les cartons mais rien encore de bien concret. La Cité de l'habitat est au point mort. L'Etat se fait tirer l'oreille pour le dossier de la caserne Jeanne d'Arc qu'il ne veut pas céder pour l'euro symbolique. EMPLOI.- « La crise s'accélère, les travailleurs de Reims sont concernés par du chômage partiel, 400 CDD de Valéo n'ont pas été repris et la maire n'exprime aucune solidarité claire à leur égard » (Thomas Rose, Lutte ouvrière). « On ne voit rien de concret. » (Catherine Vautrin, élue UMP). FLÂNERIES MUSICALES.- « Les flâneries musicales se distinguaient par leur durée, leur gratuité et leur mixité. En rabiotant la durée, on est obligé d'augmenter les concerts payants et quant à la mixité, si on préserve le classique, le jazz tourne mal. On remplace le saxo par des bidons, le piano par du tam-tam. Quant à la découverte du patrimoine, on va vers les quartiers » (Jean-Louis Benoist, administrateur démissionnaire). LOGEMENTS.- Impossible pour la Ville de dire aux personnes qui seront affectées dans de nouveaux logements de combien augmentera leur loyer et s'ils retrouveront bien leur quartier. La rénovation urbaine dépendra aussi de la façon dont l'État attribuera les crédits promis. ORGANISATION.- « Après un an, on a toujours des difficultés à travailler. Les réunions sont reportées, repoussées. Des commissions se réunissent la même semaine, le même jour à la même heure. La maire dirige avec trois élus seulement : Stéphane Joly, Serge Pugeault et Éric Quénard. Les autres sont sous tutelle » (Catherine Vautrin, conseillère UMP). SOCIAL.- « Le personnel communal ou intercommunal n'est pas au service de la maire. Il y a un statut à respecter. Par contre, les gens du cabinet oui, puisqu'ils sont recrutés de façon discrétionnaire » (Claude Lamblin, ancien maire). « La maire manage mal son personnel et c'est dommage car on a besoin de ces 3000 agents. La situation financière n'est pas maîtrisée, car il n'y a pas de plan sérieux d'économie » (Jean-Marie Beaupuy, élu MoDem). TAXE (OU IMPÔT).- Le vote d'une taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères a été la première mauvaise surprise de la mandature d'Adeline Hazan. Aveugle (la taxe !), elle ne fait pas la distinction entre les petites et grosses familles, entre ceux qui jettent beaucoup ou moins. Au prétexte qu'elle n'augmentera pas d'ici 2013, la taxe foncière qui finançait une partie de cette dépense n'a pas été baissée. Reste à rappeler pour les mémoires défectueuses que cette mesure aurait dû être prise par les prédécesseurs (Schneiter et tous les maires de l'agglo) qui n'en ont pas eu le courage politique, juste avant les élections. TRAMWAY.- « Adeline Hazan a manqué le coche de la renégociation du contrat d'attribution de la gestion du tram, en acceptant pour Mars une rentabilité financière de 9,5 % durant 30 ans. Un gouffre » (Claude Lamblin). VÉLOS.- Il y a les intentions. Il n'y a pas d'actes. Pas un des 400.000 € prévus au budget n'a encore été utilisé. Le choix de refaire deux ronds points (place des Droits de l'Homme et place AFN) n'est pas du goût des cyclistes, qui veulent des choses plus utiles.
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Les dernières contributions
k1k1
22/03/2009 à 15h01
On parle d'un bilan d'1 an au pouvoir et ce qui vous gêne le plus se sont les travaux du tramway ??!!
Je n'ai certes pas la prétention de dire que le tramway est utile, primordial aux rémois aux vues de la qualité de service et nombres de dessertes de la TUR (lorqu'ils ne sont pas en grève évidemment), seulement les travaux sont là et quelque soit le partie politique au pouvoir le résultat aurait était exactement le même avec d'autres...
Tout le monde râle en période de travaux, que se soit pour embellissement, réfection ou mise aux normes, mais une fois les travaux terminés, comme par magie il n'y a plus que des heureux !!!
Pour en revenir au bilan... Ce qui est impardonable venant de Madame la Maire, et qui le serait tout autant si ce fût Monsieur le Maire, c'est que lorsqu'on se dit de gauche, qu'on s'augmente, on fait rentrer ses ami(e)s à ses côtés, qu'on les augmente aussi grassement, qu'on se refait un joli bureau, eh bien la moindre des choses c'est de ne pas s'étonner si ses petits soldats viennent réclamer des augmentations aussi....
Ce qui est incompréhensible aussi, c'est lorsqu'on décide d'un budget faramineux pour la communication, et qu'on lise semaine après semaine dans l'Union, que les personnes essayant de la contacter ne reçoivent aucune réponse dans le meilleur des cas
J'ai également du mal à croire qu'avec 200 000 euros d'enveloppe de dédommagement pour les travaux du tramway, que les commerçants touchés réussiront à s'en contenter...
Plus fraichement, je lis dans l'hebdo du vendredi (désolé pour la pub d'un concurrent ;o) ) que le défilé des fêtes johaniques va être transformer en mascarade de 600m ... Un peu d'histoire de Reims qui s'en va, tel les RITV, le Dark Dog moto tour, les flâneries musicales et surement le cirque éducatif...
Et la où on atteint le sommet, c'est lorsqu'on a passé tant de temps à descendre des projets lorsqu'elle se trouvait dans l'opposition, et qui finalement se pavane en terrain conquis lors des inaugurations...
CE COMMENTAIRE A ETE MODERE
denisdereims
18/03/2009 à 14h03
est-ce si par malheur ( je le pense sincèrement) c'est la droite qui dirigerait la ville les travaux seraient passés inaperçu?? juste une question toute bête comme ça. Et je suis d"accord avec denise si le maire était un homme il y aurait moins de virulence dans les propos tenus
slider5170
18/03/2009 à 00h33
Chère Madame Denise,
Comme vous dîtes "vivre avec son temps", c'est vrai, je suis à la campagne et nous sommes très disciplinés pour le tri des déchets, on composte largement nos déchets, on ne réclame rien à personne, nous payons déjà les prestations pour l'enlèvement de nos ordures ménagères, alors avec cette nouvelle taxe, on paie pour qui ? ?...
Nous disons simplement que c'est injuste !! si vous avez les moyens de le faire, tant mieux ! mais il y a une grande majorité qui ne peuvent plus y arriver.
Pour le terme donné "Madame La Marquise" vous chagrine, c'est parce qu'elle a bien voulu donner comme image, si elle serait restée humble et proche de la population, ne vous inquiétez pas ça saurait très rapidement, au lieu d'avoir un comportement de mépris, hautain et une petite pointe d'arrogance, avec tout ça, le comble est que si vous saviez comment cette somme va être utilisée, certainement pas pour les ordures, puisque les caisses sont vides...allez je vous donne un tuyau à quoi ça va servir à financer : qu'est ce qui gène le plus les rémois, les magasins du centre ville, l'avenue de Laon... depuis presque un an ?? Allez sans rancune...on dit merci qui ?
denisdereims
17/03/2009 à 10h12
On voit toujours le coté négatif des choses et les choses qui sont positives semblent être normales, de tout façon on est dans un pays de "veaux "comme disait De Gaulle, le grand problème actuel c'est le repli sur soi-même, on oublie que l'on vit en société avec des devoirs (que l'on oublie) et des droits (que l'on surexpose) et si la taxe sur les ordures existent c'est bien parce que les députés n'ont pas eu le courage de taxer les entreprises qui produisent ces même déchets et en font payer le ramassage et la destruction par les contribuables encore un cadeau au Medef (en Allemagne les entreprises ont obligation de diminuer leurs emballages regardez le tas d'emballages que vous avez vos courses tenez juste un geste simple : après avoir passé en caisse enlevez tous les emballages inutiles et laissez-les dans le magasin il y aurait un joli tas en fin de journée et le magasin serait bien obligés de prendre en charge son ramassage qu'il vous fait supporter
didierreims
16/03/2009 à 19h13
Bizarre je suis locataire de l'effort rémois est je paye par ans 133€ ordure ménagère je vais demander une explication à l'effort remois car c'est une prestation que je paye depuis 4 ans date à laquelle je suis locataire chez eux ça veut dire que je vais payer deux fois, madame la maire il faut pas rêver je payerai qu'une fois et pas deux. Je demande au locataire de vérifier sur leur relevé annuel, l'effort rémois facture déjà une prestation ordure ménagère.
fitz51
16/03/2009 à 18h22
Je suis en tout point d'accord avec slider, il est beau de critiquer l'augmentation de salaire de N. Sarkozy mais faudrait pas faire pareil ensuite.
J'espère que la taxe sur les ordures ménagères sera modifiée par la suite car il n'est pas normal qu'elle ne prenne pas en compte la composition des foyers.
denise
16/03/2009 à 18h11
Est-ce-que l'internaute se serait permis de traiter un homme maire de "monsieur le marquis" pour critiquer son action?? CE COMMENTAIRE A ÉTÉ MODÉRÉ
slider5170
16/03/2009 à 14h03
Bonjour,
Pour quelqu'un qui a l'étiquette "socialiste" et avec la conjoncture en ce moment, les critiques à tout va envers les plans de relance du gouvernement actuel par ses collègues de même bord, Madame la Marquise n'a rien trouvé mieux que d'imposer une nouvelle taxe qui touche en majorité la classe sociale qui l'a portée sur le trône, c'est un comble !!! en plus avec ses dépenses bling bling, on en connaît un à la tête de l'Etat qui doit bien rigoler, non ? La gauche caviar n'a jamais pris tout son sens dans toute sa splendeur, à bon entendeur...