« Une Champagne exemplaire »

« Une Champagne exemplaire »

Publié le mardi 26 mai 2009 à 01H00 - Vu 270 fois

Sophie Claeys-Pergament

« On a débuté avec zéro client, zéro stock. Juste l'envie de construire quelque chose ». Un hectare chacun pour dot, et l'amour comme dopant, après s'être mariés, Myriam et Nicolas Dubois se sont lancés dans le négoce en 1999.

L'idée n'était pas mauvaise puisque le jeune couple est désormais à la tête d'une entreprise qui réalise 20 millions d'euros de chiffre d'affaires. « Ici nous sommes indépendants. Et je préfère un petit chez nous qu'un plus grand chez les autres. Chez nous, il n'y a que deux actionnaires, moi et mon épouse » explique Nicolas Dubois. Les Pressoirs de France sont situés à Faverolles-et-Coëmy. Une belle petite entreprise qui respire la santé.

Nicolas et Myriam portent plusieurs casquettes.Ils sont récoltants-manipulants, négociants et prestataires. « Nous commençons par la préparation des sols et pouvont aller jusqu'à l'habillage ». Pour le couple, la relation dans la durée avec ses clients compte beaucoup. « Nous travaillons avec des entreprises qui ont des vrais patrons à leur tête. Ici, on ne fait pas de vins clairs, ni de vins sur latte ».

Pour l'instant, la crise ne semble pas atteindre de plein fouet les Pressoirs de France. « À fin avril, je fais le même chiffre d'affaires qu'en 2008. Mais j'ai senti que l'activité commençait à ralentir au mois de février 2008. C'était déjà moins facile qu'en 2007. Pour l'instant, je fais attention. De toute façon, je n'ai pas développé à outrance mon approvisionnement en raisin. Et puis je n'ai pas trop de stock. Mais cela tourne bien ».

Le jeune homme a des théories forts intéressantes pour survivre durant ces mois difficiles. « Nous avons des caves remplies, nous avons bloqué nos vins, nous devons remettre tout à plat en terme de viticulture pour obtenir une Champagne exemplaire. Je pense que cette période d'accalmie pourrait nous servir à grandir en terme d'environnement ».

Nicolas Dubois est loin d'être un doux rêveur écolo, mais son idée rejoint celle de certains dans les grandes maisons qui se posent cette même question.

Ce jeune négociant est déjà à penser à la période de l'après-crise. « Si on travaille tous dans ce sens, on bénéficiera d'une image encore plus favorable de notre produit quand la crise sera terminée. Le seul moyen de continuer est de s'adapter, le repli sur soi, c'est suicidaire ! ».

 

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