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Une marche blanche dimanche en mémoire de Sonia

Publié le dimanche 29 avril 2012 à 09H56 - Vu 768 fois


Les proches de Sonia ont créé une page Facebook, réservée aux connaissances de l'adolescente.

Les proches de Sonia ont créé une page Facebook, réservée aux connaissances de l'adolescente.

sylvain


LAON (Aisne). Un hommage à Sonia Brunbrouck est prévu dimanche. Ses proches invitent ceux qui la connaissaient, mais aussi ceux qui ont été bouleversés par sa mort, à participer à une marche blanche.

UN rassemblement se prépare en mémoire de Sonia Brunbrouck, cette lycéenne laonnoise de 17 ans retrouvée sauvagement assassinée, vendredi 20 avril, derrière les ruines de l'abbaye Saint-Vincent à Laon.
Un adieu. L'occasion pour ceux qui la connaissaient de se recueillir une dernière fois, pour ses amis de s'épauler et de se soutenir dans la douleur. Le rendez-vous est fixé à 14 heures, le dimanche 29 avril, devant le lycée Julie-Daubié à Laon, où l'adolescente, domiciliée à Châtillon-lès-Sons, était scolarisée.
Les affiches sont en train d'être placardées un peu partout sur Laon et ses environs mais les modalités de la manifestation n'ont pas encore été clairement définies avec les autorités, notamment le parcours exact qui sera emprunté.

« Venez comme vous êtes »
À l'initiative de ce recueillement, la famille de Sonia et son petit ami. « On a choisi le dimanche pour attirer un maximum de monde. Venez nombreux, même si vous ne connaissiez pas Sonia mais que vous êtes bouleversés par ce qui lui est arrivé », explique son petit ami. « Tous les gens qui s'insurgent contre son meurtre seront les bienvenus », poursuit un ami de Sonia.
Aucun code vestimentaire n'est prévu : « Venez comme vous êtes avec vos différences, votre originalité ». Sonia Brunbrouck, du haut de ses 17 ans, ne jugeait pas les gens sur leur apparence. Une lycéenne pleine de vie. Les personnes qui la connaissaient évoquent une jeune femme souriante, agréable, qui nouait facilement contact. « Elle était craquante. Une fille toute simple, quelqu'un de bien. Elle ne méritait pas ça », poursuit Amandine, sa grande sœur.
Sonia Brunbrouck est tombée sous les coups de couteau de Lewis Peschet, 18 ans. Un lycéen de Paul-Claudel, en qui elle avait toute confiance. « C'était un ami. Sonia avait beaucoup d'amis. Elle parlait avec lui sur MSN, mais rien d'original ou d'inquiétant. » Dimanche, Lewis Peschet a été mis en examen pour assassinat : ce qui signifie que la préméditation a été retenue. Il aurait ainsi planifié le meurtre de son amie. Froidement, méthodiquement. Au cours de ses auditions, il n'a pas exprimé de remords. S'il l'a choisie, semble-t-il, c'est justement parce qu'elle ne se méfiait pas. L'analyse psychiatrique, réalisée au cours de la garde à vue, évoque une altération de son comportement.
Du meurtrier, de son acte abominable, les proches de Sonia Brunbrouck ne diront rien. Ils veulent rester dignes, simplement « ils n'imaginent pas pouvoir un jour lui pardonner. On espère surtout que ce sera la perpétuité pour lui ».
Les proches de Sonia Brunbrouck ont créé une page sur le site communautaire Facebook, intitulée : « Une marche blanche en mémoire de Sonia », dont l'accès est réservé uniquement aux connaissances de l'adolescente. Déjà 264 personnes ont indiqué qu'elles seraient présentes, dimanche après-midi.
Ce crime particulièrement horrible a bouleversé non seulement les lycéens des deux établissements, les familles, les proches mais aussi une grande partie de la population. Tous pourront participer à la marche dominicale en mémoire de Sonia.
Aurélie BEAUSSART
abeaussart@journal-lunion.fr

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Les dernières contributions


minimo

29/04/2012 à 19h50

Le cœur d'une mère est le même pour chaque maman...hélas!

Doug

29/04/2012 à 17h18

... à aller fleurir les tombes car c'est tout ce qui nous reste, désormais.

Doug

29/04/2012 à 17h17

picatchou51: C'est tellement vrai, et combien d'autre mère dans cette situation. J'ai connu une situation semblable.
Merci pour votre contribution, pour nous montrer que nous ne sommes pas les seuls...

PICATCHOU51

Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue.

29/04/2012 à 17h00 | 1

suite et fin :

Ah , j'oubliais. vous pouvez être rassurée, l'état se charge de me retirer une partie de mon maigre salaire pour payer le nouveau matelas de votre fils puisqu'il a brûlé les 2 précédents dans la prison où il purge sa peine pour le crime odieux qu'il a commis.
Pour terminer, toujours comme mère, je demande à tout le monde de faire circuler mon courrier, si intime qu' il soit. Nous parviendrons ainsi peut-être à arrêter cette inversion des valeurs humaines.
Les droits de l'homme ne devraient s' appliquer qu'aux hommes droits !
Edith Besançon

PICATCHOU51

Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue.

29/04/2012 à 17h00 | 1

Ce fait divers est à méditer...
A LIRE
Chère madame,
J'ai vu votre protestation énergique devant les caméras de télévision contre le transfert de votre fils de la prison de Lyon à la prison de Mulhouse.
Je vous ai entendue vous plaindre de la distance qui vous sépare désormais de votre fils et des difficultés que vous avez à vous déplacer pour lui rendre visite.
J'ai aussi vu toute la couverture médiatique faite par les journalistes et reporters sur les autres mères dans le même cas que vous et qui sont défendues par divers organismes pour la défense des droits de l'homme, etc.
Moi aussi je suis une mère et je peux comprendre vos protestations et votre mécontentement.
Je veux me joindre à votre combat car, comme vous le verrez, il y a aussi une grande distance qui me sépare de mon fils.
Je travaille mais gagne peu et j'ai les même difficultés financières pour le visiter. Avec beaucoup de sacrifices, je ne peux lui rendre visite que le dimanche car je travaille tous les jours de la semaine et aussi le samedi et j'ai également d'autres obligations familiales avec mes autres enfants.
Au cas où vous n'auriez pas encore compris, je suis la mère du jeune que votre fils a assassiné cruellement dans la station-service où il travaillait de nuit pour pouvoir payer ses études et aider sa famille.
J'irai lui rendre visite dimanche prochain. Pendant que vous prendrez votre fils dans vos bras et que vous l'embrasserez, moi je déposerai quelques fleurs sur sa modeste tombe dans le cimetière de la ville.

isarien

29/04/2012 à 13h31

Repose en paix, Petite, tu ne méritais pas cela!

ornella

29/04/2012 à 12h38 | 1

Quelle horreur et de plus si belle

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